Leonard lasry

Biographie

Né à Paris en 1982, Léonard Lasry découvre le piano très jeune et dès l’âge de 10 ans, se met à composer ses premières mélodies. Parallèlement à ses études, les projets de concrétiser l’enregistrement de chansons se multiplient jusqu’à aboutir à la sortie d’un premier album intitulé « Des illusions » à l’âge de 24 ans, évoquant une ambiance « chanson française » assez traditionnelle. Une sorte de récital au son intemporel : l’air du temps ne semble pas avoir d’emprise sur Léonard. Nous sommes alors en 2006 mais nous pourrions être en 1959 ou en 1978, qu’en savons nous ? Léonard Lasry aime les musiques de films de Francis Lai et Michel Legrand, il se passionne pour le cinéma de la Nouvelle Vague et les films de Jacques Demy puis le cinéma de Claude Lelouch et d’Almodovar.

Ado, il s’imagine faire chanter les grands noms de la pop, mais il rêve aussi d’entreprendre, monter une maison de couture ou une maison de production.

Sans vouloir se concentrer sur une seule discipline, Léonard créé son propre label 29 Music et quasiment simultanément à cela, il s’associe à son frère pour fonder leur marque de lunettes THIERRY LASRY. En 2010, il réalise le temps de quelques saisons, sa propre ligne de bijoux plébiscitée au Japon au sein des boutiques H.P France, au flagship de la créatrice Hiroko Koshino et en France chez Franck & Fils. Au rythme du développement de ses projets mode, Léonard réalise à quel point la part esthétique de la création revêt un caractère déterminant pour lui. Chaque mélodie qu’il compose, chaque atmosphère qu’il créé dans sa musique nait d’une image, qu’elle soit réelle ou fictive. Il peut s’agir de cinéma, mais bien souvent aussi d’une image de mode. Une allure, un look, un vêtement, une attitude lui inspire la saveur de ce qu’il réussit à retranscrire dans ses productions musicales. Les années 2010 vont ainsi voir s’enchainer plusieurs projets aux aspects à la fois iconographiques et musicaux. En 2012 il s’associe à la Fondation Gérard Courant & Elisa Point pour une performance vidéo autour du cinéma des années 60 et de son esthétique. Le projet s’appelle L’EXCEPTION et invite les spectateurs à des projections vidéo hors du commun. Sur Grand écran les chansons déambulent sur les mouvements de Monica Vitti, Catherine Spaak, Brigitte Bardot et autres figures légendaires d’un cinéma à la fois d’avant et tout à la fois terriblement moderne.

En 2014 il poursuit son exploration visuelle en rencontrant la photographe et styliste new yorkaise Maripol. Celle qu’on associe souvent aux débuts de Madonna et à la maison Fiorucci dont elle fut aussi la directrice artistique dans les 80’s l’inspire. Ensemble ils enregistrent des chansons principalement aux accents disco vintage. C’est l’occasion pour Léonard d’exprimer sa patte musicale sur d’autres couleurs et de diriger Maripol derrière le micro, situant sa présence vocale quelque part entre Amanda Lear, Marianne Faithfull ou Grace Jones. 3 références qui lui sont particulièrement précieuses. En 2015, il présente le boitier « MARIPOL CALENDAR SONG », premier objet dont il assure la direction artistique réunissant dessins et photos de l’artiste qu’il sélectionne parmi de très nombreuses archives, accompagnés de leur EP commun.

L’idée que ces refrains puissent accompagner des images de mode ne reste pas secrète et sera vite partagée avec plusieurs maisons. Ainsi leur tandem signe une collections de chansons inédites ou de remixs pour différents projets et marques : la collection HUGO BOSS par Jason Wu en 2015, un single inédit « Words I want to hear » pour la maison VALENTINO et son film « Enchanted Wonderland » en 2016, suivi d’une série de morceaux inédits spécialement enregistrés pour illustrer les collections de Maria Grazia Chuiri chez DIOR.

La signature de Léonard a mi chemin entre pop, musique de film, agrémentée d’un je ne sais quoi de saveur vintage et autres bulles de champagne, se fait de plus en plus remarquer.Après avoir travaillé sur la direction artistique et la bande originale de MilKY WAY avec le photographe réalisateur Ali Mahdavi pour sa propre marque, Léonard enchaine l’année suivante avec la production musicale du titre « Strip-Tease-moi » pour le Crazy Horse, le mythique cabaret parisien. Le morceau prend la place d’un numéro désormais permanent et devient un tableau emblématique du show TOTALLY CRAZY. Il y compose également la musique d’un tableau de « BIONIC GIRL » le show de Viktoria Modesta, tout en ayant l’occasion à deux reprises d’y installer son piano pour y présenter ses propres chansons, une rare exception pour le cabaret.

D’autres titres sont enregistrées pour Cartier (« Radwoi » pour Cartier Arabia), « Love each other » pour les cosmétiques Trish McEvoy, « Golden Eighties » pour la trilogie « FASHION ! » d’Olivier Nicklaus produit par Mademoiselle Agnès.

En 2019, il publie la chanson officielle du club parisien CASTEL. Le lieu lui donne une carte blanche mensuelle intitulée LES MERCREDIS DE LEONARD LASRY pendant laquelle il reçoit ses convives et propose live intimistes des artistes présents au catalogue de son label.

29 MUSIC compte à ce jour une 60aine de références publiées, album, EP et singles confondues. Léonard y publie les 3 derniers albums du crooner trip hop suédois Jay-Jay Johanson mais aussi les dernières productions de Marie France, égérie des années Palace pour qui il créé un répertoire sur mesure. Après « Avant la première fois » sorti en Europe en 2017 puis au Japon en 2018, Léonard Lasry poursuit sa carrière de chanteur en publiant au printemps 2021 un nouvel album intitulé « Au hasard cet espoir ». 16 chansons solaires composées en grande partie sur les hauteurs de Capri et Positano, imprégnées d’une inspiration qu’il qualifie volontiers « d’européenne ». En fin d’album il rend hommage à Coco Chanel avec « Vagabonde éternelle », le portrait d’une femme conquérante et déterminée.

Leonard Lasry